EST UN VIN, EST UNE RÉGION : C’EST LE BEAUJOLAIS.

EST UN VIN, EST UNE RÉGION : C’EST LE BEAUJOLAIS.

Ma curiosité incurable m’a poussé à regarder un peu sur Internet, et j’ai découvert beaucoup de belles choses.

Mais je vous préviens, ce ne sera pas court, alors commencez par vous procurer un bon verre de vin et quelques amuse-gueules….

Vous êtes prêts ? Alors on s’en va !

Tout d’abord, quelques données.
Quand on parle du Beaujolais, il s’agit avant tout d’une région viticole qui fait partie de la Bourgogne.

Le Beaujolais s’étend de l’extrémité orientale du massif central entre les rives de la Saône à l’est et les montagnes du Beaujolais à l’ouest, situées sur les départements du Rhône et de la Saône-et-Loire, constituant l’extension sud des vins de Bourgogne.

Elle s’étend sur une longueur d’environ 50 km et une largeur d’environ 15 km. A l’est du vignoble s’étend la Saône qui, avec ses affluents, traverse les collines, tandis qu’à l’ouest s’élèvent les montagnes du Beaujolais, dont les pentes et les collines vont de 180 à 550 mètres au-dessus du niveau de la mer.

La température est globalement douce et la région se caractérise par la rencontre de trois zones climatiques : océanique, méditerranéenne en été et continentale en hiver.

Les vins rouges sont issus du cépage Gamay noir à jus blanc, qui se divise en deux formes, le gamay geoffray et le petit gamay, par une technique de vinification typique du Beaujolais, la macération semi-carbonique, qui permet d’obtenir des vins rouges particulièrement parfumés et de qualité.

L’ensemble de la région compte 12 AOC :
Le Beaujolais, Appellation Régionale, comprend les vins rouges, rosés et blancs ; à cette Appellation s’ajoute le nom Supérieur, uniquement pour les vins rouges et rosés ;
Beaujolais-Villages, Appellation sous-régionale, vins rouges, rosés et blancs ;
10 Crus du Beaujolais, Appellations communales, vins rouges uniquement :
Brouilly ;
Chénas ;
Chiroubles ;
Côte-de-Brouilly ;
Fleurie ;
Juliénas ;
Morgon ;
Moulin-à-Vent ;
Régnié ;
Saint-Amour.
Parmi les crus, les AOC Saint-Amour, AOC Juliénas, AOC Moulin-à-vent et AOC Chénas sont particulièrement représentatives.

Cette “petite” introduction était attendue, et pour plus d’informations je vous renvoie à la page dédiée, mais maintenant le véritable protagoniste de mon histoire est un autre….

Histoire
Oui, parce que cette histoire concerne le Beaujolais Blanc, qui n’a rien à voir avec le Gamay, ni avec la macération carbonique, parce que lui, le Beaujolais Blanc, est un vin blanc, très agréable, mais issu du cépage Chardonnay.

Mais revenons en arrière une seconde et essayons de comprendre comment ça s’est passé !

Donc, les choses sont plus ou moins comme ça, un homme et une femme décident de sortir un vendredi soir, mais sans faire trop de projets, nous aimons être tranquilles et détendus, rendez-vous à 20-20:30 à Porta Venezia, Milan, qui est ensuite décidé selon l’inspiration du moment.

Et l’inspiration n’a jamais été aussi bonne, parce que marcher avec Diego a une intuition brillante et dans un moment nous nous retrouvons catapultés dans ce coin fantastique de la France ! (au fait, je sais que ce n’est pas facile à deviner, mais je suis fou de la France… quoi ? Vous l’avez déjà compris ? Ah, je pensais que j’étais moins prévisible. Patience.)

Donc, maintenant, vous vous attendriez, probablement, à un magasin de vin, et entre autres choses à Milan, il y a beaucoup de “vraiment bon”. Mais, non, ce n’était pas un caviste, mais une Boulangerie-Patisserie qui venait d’être ouverte par un Maître Boulanger français et son petit groupe de partenaires.

Attirés par un tel air français et les senteurs parfumées du pain frais, sans hésitation, nous sommes entrés et avons trouvé un bel endroit isolé, d’où l’on pouvait admirer les fours de boulangerie et le laboratoire.

La surprise
Une fois assis, un nouveau monde s’ouvre à nous. Oui, parce qu’en parcourant le menu, notre regard tombe inévitablement sur la liste des vins, tous français (oui, c’était un moment de liesse pour moi, je l’avoue), mais surtout sur un vin blanc, notre désormais célèbre ami, le Beaujolais Blanc.

Diego et moi nous nous sommes regardés, étonnés et curieux, un rapide regard de compréhension, il faut aller au fond de cette étrange histoire ! Le Beaujolais n’était-il pas un nouveau vin rouge ? (d’où les recherches qui ont donné lieu à ma “petite” introduction…) Et voilà qu’ils en ont une blanche ?

Immédiatement Diego, avec son charme plutôt britannique, après avoir attiré d’un signe de tête discret l’une des serveuses, demande l’illumination, l’imaginant comme la gardienne du savoir, au moins pour les vins inscrits sur la carte des vins.

Hélas, la jeune femme, qui était aussi très gentille et patiente, a dû avoir une certaine confusion par rapport au Beaujolais Blanc, à tel point que, avec beaucoup de conviction, et je le répète plus d’une fois, elle a déclaré avec beaucoup de détermination que c’était un vin blanc issu du Gamay, typique du Beaujolais.

Evidemment, dans son imagination, il a dû être le produit d’une vinification blanche, ce qui pourrait, pour être honnête, être raisonnable, du moins pour des laïcs comme nous, puisque dans la région le cépage dominant est celui du Gamay noir à chair blanche. Le doute nous saisissait, mais en tant qu’aventuriers comme nous, nous ne pouvions pas nous empêcher de relever le défi.